Jean SIMIAN
Alger 1910 - Rueil-Malmaison 1991
Jean SIMIAN est né à Alger le 2 mai 1910 dans une famille en vue et tournée vers les arts. Son grand-père, Gabriel Simian, est un musicien actif et reconnu. Son père, Marcel, est également un érudit, curieux de tout et grand amateur d’art. Sa mère, Julia Borgeaud, possède un joli talent pour la peinture.
Dans ce milieu favorable, les dons artistiques du jeune homme s’affirment précocement et sont encouragés. La musique, le piano en particulier, est l’une de ses passions, mais il choisira la peinture et, après une licence de lettres (histoire de l’art, esthétique et littérature), il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts d’Alger.
Après les Beaux-Arts d’Alger, il passe le diplôme de l’Ecole du Louvre à Paris, s’inscrit en 1929 à l’académie d’André Lhote. Il suit l’enseignement d’Amédée OZENFANT, maître du purisme, de 1932 à 1936, exprime sa vision d’un art « surnaturaliste ». Il expose une première fois à la galerie du Minaret à Alger en 1941. Mobilisé, il est nommé Peintre aux Armés et rapporte une série d’œuvres sur des thèmes militaires dont certaines sont acquises par l’Etat, puis exposées à la Galerie Durand-Ruel à Paris.
La Galerie du Minaret organise une grande exposition particulière en 1946 : Jean ALAZARD rédige la préface du catalogue. Il participe à une exposition personnelle parisienne à la Galerie Pierre-Loeb. Présentant ses œuvres à Marrakech en 1953, il découvre l’un de ses lieux de prédilection. En Algérie, il peint à Metitli et dans la région de Touggourt. Lauréat du Prix de la Casa Velasquez, il séjourne à Madrid en 1954 et s’attache à l’Espagne. Il participe en 1956 aux expositions de groupe « Peintres d’Afrique du Nord » à Bordeaux et « Peintre d’Algérie » à Nice, avant de connaître sa deuxième grande exposition personnelle à Paris, à la galerie Renou et Poyet.
Par la suite, Simian, continue à peindre en Algérie, en France, en Espagne et au Maroc, avec le même souci de recherche des formes et de la matière.
Jean Simian fera une ultime exposition en 1988 à Saint Guilhem le Désert regroupant les pièces majeures de son œuvre. Il décède dans sa maison atelier de Rueil- Malmaison en septembre 1991.

Marion Vidal-Bué